L’actualité économique récente confirme pleinement la pertinence des théories étudiées dans ce module :
1. Les décisions de la BCE (2024–2025) illustrent le modèle keynésien
Lorsque la Banque centrale européenne ajuste ses taux d’intérêt pour soutenir ou freiner la demande, elle agit exactement comme le suggère Keynes :
➡️ stimuler la dépense lorsque la demande est insuffisante,
➡️ ralentir l’économie quand l’inflation menace.
Les tensions économiques actuelles montrent bien comment une insuffisance d’investissement peut ralentir l’ensemble du circuit.
2. Le ralentissement du commerce mondial reflète l’interdépendance du circuit moderne
Les perturbations des chaînes de valeur (géopolitique, transport maritime, coûts logistiques) soulignent l’importance du circuit international :
➡️ quand les importations se renchérissent ou que les exportations diminuent, le revenu national recule, comme le prédit le modèle du reste du monde.
3. Les politiques de relocalisation confirment les limites du modèle classique de Quesnay
L’idée d’une richesse créée seulement par un secteur (agriculture chez Quesnay) est dépassée :
➡️ aujourd’hui, l’industrie, les services, le numérique et les échanges internationaux contribuent tous à la richesse.
Les relocalisations actuelles montrent que les pays cherchent un équilibre global, proche de ce que visaient les physiocrates, mais adapté au monde moderne.
4. Les comptes nationaux publiés par l’INSEE illustrent le modèle macroéconomique moderne
Chaque trimestre, l’INSEE publie :
- le PIB,
- le revenu disponible,
- l’épargne,
- les emplois-ressources,
autant d’indicateurs directement issus de la comptabilité nationale, cœur du modèle contemporain présenté en section C.
➡️ Cela montre que les modèles théoriques ne sont pas abstraits : ils servent réellement à mesurer, comprendre et piloter l’économie actuelle.